Promenade en Chenara

Les terres de Chenara accueillent l’aventure dont vous êtes le héros « Le Royaume De La Discorde ». Pour ceux qui souhaiteraient utiliser ce monde comme univers de jeu de rôle ou simplement prendre plaisir à le découvrir plus en détail, les Alkonautes vous proposent une série d’articles détaillant le monde d’Hamalron. L’objectif est de vous donner de grandes lignes et de mettre en valeur certains détails tout en laissant des espaces à combler au gré des envies de ceux qui voudraient s’approprier l’univers.
Pour notre première visite, intéressons-nous à la géographie, la faune et la flore de Chenara, du port de Guisorne à l’ouest à la chaine du Pic Noir à l’est et de Madrialis au nord à Pithol au sud.
 

Vue d’ensemble

Certains médisants affirment en ricanant que Chenara est un pays de gnome, tant la géographie se montre peu ambitieuse. De petits cours d’eau traversent de petites vallées au cœur de petites collines. C’est une contrée au relief paisible. Il faut atteindre la chaîne du Pic Noir pour voir des montagnes. La rivière Zarno-Zerna, qui pourtant traverse le pays de part en part et se jette dans la mer intérieure, est un cours d’eau modeste au point de n’avoir jamais eu le privilège de porter le titre de fleuve.
Mais cet apparent manque d’envergure masque la diversité d’une nature généreuse.



De la côte au bois aux chênes

La moitié sud-ouest du pays bénéficie d’un climat côtier doux et tempéré. De fréquentes pluies et des étés ensoleillés en font une terre fertile tant pour la flore que pour la faune.
Aux beaux jours, le littoral affiche une infinité de couleurs chatoyantes : pins pourpres, arbustes aux baies de lunegrise à la peau blanchâtre qui tirent leur nom de la phosphorescence qu’elles produisent la nuit venue, donnant la sensation que mille lunes illuminent chaque buisson, fleurs d’amalante coulant en chapelets dorés sur les rochers moussus des falaises. L’arrière pays n’est pas en reste avec ses bosquets de glyçonie à papillons et ses mufliniers dont les fleurs éclatent, libérant un pollen rougeâtre qui s’étale en taches aux abords des chemins.
 
D’ailleurs, les Eowins, ce peuple de lutin hédoniste, aiment vivre dans ces régions aux arbres de petites tailles, où le maquis l’emporte sur les bois et où la nourriture est à la portée de celui qui sait la trouver. On dit qu’une monarde des embruns, sorte de courge marine que l’on récolte à marée basse nourrit une famille d’Eowin pendant dix jours et que lors de la cueillette de la murtemiel, des oreilles pointues dépassent de toutes les haies de la campagne.
 
Même si depuis que les humains occupent ces terres, il est moins abondant, le gibier a de quoi assouvir les besoins des chasseurs. Dans les plaines, les proies les plus prisées sont les lièvres, les grouses et les troupeaux de buffles nains. Les collines, où le maquis abonde, abritent sangliers, grasses-fouines et les surprenantes biches longues-jambes, seules capables de s’enfuir en bondissant par dessus les bosquets d’épineux impénétrables.
 

Il ne faut pas croire ce beau pays sans danger pour autant.

Flore et faune œuvrent en harmonie pour se défendre comme le fin serpent vipistil qui s’enroule autour de la tige des magoniane, cette jolie fleur blanche aux pétales échancrés. Le serpent glisse sa fine tête pointue et verte entre les pétales, attendant qu’un insecte vienne butiner pour le gober. Malheureusement, sa morsure empoisonnée peut causer de graves dommages à l’imprudent voulant se confectionner un bouquet de fleur aussi bien qu’à n’importe quelle créature bousculant un peu trop son hôte végétal.
Parmi les nombreux prédateurs de ces contrées, il est impératif de mettre le voyageur en garde contre le croquebrume. Ce quadrupède ressemble vaguement à un cheval mais est couvert de plusieurs peaux s’effilochant en cascades de lambeaux, allant parfois jusqu’à toucher le sol. Ces peaux, semblables à de fines dentelles bleutées partiellement translucides, donnent au croquebrume l’image d’un rocher sur lequel coule de l’eau vive . Ainsi, lors des fortes pluies, il peut s’approcher de ses proies, dissimulant son physique dans le voile dense de l’ondée. Carnivore, il n’hésite pas à s’en prendre aux humanoïdes qu’il bouscule avec son large poitrail, tuant ensuite sa proie grâce à sa mâchoire puissante.

Au nord-est du bois aux chênes.

Avant l’arrivée des hommes, le bois aux chênes couvrait plus de la moitié de Chenara. Il n’en demeure pas moins une gigantesque forêt qui nécessite plusieurs jours de marche pour être traversée. Situé au centre du pays, il représente le point de transition entre les deux climats.
 

La moitié nord-est de Chenara

Elle reste une terre fertile mais plus froide et plus rude. Les vents du septentrion descendent du Svenhaagen et balaient les terres d’Hem et la plaine de Dagos apportant gel et tempêtes de neige en hiver. L’été, les vents tombent et ne reste que le lourd soleil étouffant, paralysant hommes et animaux. Automne et printemps, malgré les nombreuses pluies, sont les saisons où la vie fleurit.
 

Les plaines de Dagos

Elles méritent d’être mentionnées car elles sont le fruit de l’intervention humaine. Elles faisaient partie de l’ancienne forêt qui recouvrait Chenara. Mise en coupe réglée, la forêt fit place aux exploitations minières et devint en quelques siècles un immense champ de terrils, de gisements à ciel ouvert et de puits d’extraction.
La nature s’adapta à cette terre labourée et excavée : les immenses vers rocheux s’exilèrent des sous-sols des monts du Pic Noir pour partager les galeries de mines abandonnées avec une multitude d’autres créatures souterraines. En surface, des races animales commensales de l’homme se multiplièrent au détriment de celui-ci tels les renards-chapardeurs, chiens-mendiants, hyènes blanches et autres buses voleuses.
La flore, quant à elle, n’a jamais retrouvé sa beauté d’antan. Seule originalité au milieu des buissons épineux et des bosquets de noisetiers gris, la rose de charbon, ainsi qu’on la nomme, qui pousse à l’ombre des terrils et qui apporte quelques taches bleues ou blanches dans ce morne décor au début de l’été lors de sa floraison.
 

Les terres d’Hem

Elles comptent beaucoup de grandes étendues sauvages couvertes de hautes herbes fleuries où galopent les hordes de chevaux libres qui échappent à la domestication en raison de la folie qui les touche lorsqu’ils se nourrissent de la dingue-avoine. Cette herbe provoque une ivresse passagère lors de sa consommation et fréquemment une folie définitive chez les équidés qui en sont friands.
Certains alchimistes peu scrupuleux en tirent une décoction qui peut affecter l’homme de manière identique.
 

La chaîne du Pic Noir

Hormis quelques communautés de mineurs sur ses flancs ouest, cette chaîne montagneuse, quasiment infranchissable, est le refuge d’une faune très variée allant du chamois-griffu au faucon des glaciers. Les sous sols abritent les célèbres vers rocheux et leurs commensaux, les ténébreux gnomes nomades qui utilisent les galeries des vers pour leurs incessants déplacements. La flore des sommets est mal connue car rares sont les explorateurs à voyager dans ces contrées inaccessibles. On mentionnera toutefois les millénaires chênes-lierres qui enroulent au fil des siècles leurs troncs noueux autour des saillies rocheuses, rampant dans les anfractuosités mais ne poussant jamais très haut. Ils mesurent parfois des centaines de mètres de long pour un diamètre atteignant les deux ou trois mètres. Leurs ramifications à flanc de montagne se voient à plusieurs kilomètres.
 

Le Krusaac

Cet animal vit à l’état sauvage dans les collines de Mammath. Très prisé comme monture pour sa vitesse, sa rusticité et son aptitude à manœuvrer là où un cheval a besoin de plus d’espace, il n’en a pas moins des défauts.

Il est vindicatif, tout particulièrement avec ses congénères, le rendant inadapté à l’attelage et aux formations serrées de cavalerie. Il n’est pas conseillé au cavalier débutant. Autre inconvénient, il est inapte au saut d’obstacle ; de par son caractère ombrageux, il ne refuse pas de sauter – une forme de fierté peut-être ? – mais la tentative finira irrémédiablement en chute pitoyable.


  1. image Bruenor

    Voilà qui donne encore plus envie de découvrir la suite du Royaume de la Discorde! Un univers bien pensé où les aventures semblent monnaie courante et qui pourrait servir de bonne base à plusieurs autres livres dont vous êtes le héros :)

    Beau travail en tout cas qui renforce le background de la trilogie d'Hamalron.

  2. image Laurent

    Merci Bruenor pour ces compliments : cela nous donne encore plus envie de poursuivre notre travail !

Les commentaires sont fermés.